La subordination
Notions :
→ La subordination
→ Les subordonnées circonstancielles
Définition : une proposition subordonnée est une proposition qui dépend d’une proposition principale. Elle permet de constituer une phrase complexe.
I – Les propositions subordonnées complétives
Une proposition subordonnée complétive peut être remplacée par un groupe nominal.
⚠️ Critère : sans la complétive, la phrase semble bancale.
- Je désire ardemment qu’il tombe = Je désire ardemment sa chute
- Il faut qu’il parte = Je désire son départ
Elle est introduite par une conjonction de subordination :
- que → subordonnée conjonctive
- si → subordonnée interrogative totale
II – les propositions subordonnées circonstancielles
Ces propositions sont introduites par une conjonction de subordination qui en plus expose la nature de la relation sémantique entre subordonnée et principale.
⚠️ Critère : une proposition subordonnée circonstancielle apporte des précision à une proposition, à une phrase.
Il existe énormément de types différents :
| Type de subordonnée circonstancielle | Exemple |
|---|---|
| De temps | Quand il a fini de manger, il s’est couché immédiatement. |
| De cause | Les nappes phréatiques sont à sec, parce que l’eau est pompée dans des bassins de rétention destinés aux champs de maïs. |
| De conséquence | Il a couru si vite et si longtemps qu’elle s’est effondrée à l’arrivée. |
| De but | Je vous fournis ces documents pour que vous révisiez mieux. |
| De concession | Bien que vous fussiez malin, vous n’avez pas saisi comment ce joueur a gagné. |
III – Les propositions subordonnées relatives
Les propositions subordonnées relatives sont introduites par un pronom relatif. On cherche souvent à quoi fait référence dans la principale le pronom relatif : on recherche l’antécédent.
⚠️ Critère : une proposition subordonnée relative est une expansion du nom. Elle précise un nom ou un GN. Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas une PSR.
1/ Subordonnées relatives adjectivales.
De fonction épithète ou apposées, elles étendent toujours un GN. Le pronom relatif a une forme différente selon sa fonction dans la subordonnée.
Exemples :
Sujet : Cette enseignante qui t’observe est pénible.
COD : Le moyen de transport que j’utilise est le parapente.
COI : La personne à qui tu t’adresses est plus importante que tu ne le crois.
Complément du nom : L’histoire dont il est question commence en 1769.
Complément circonstanciel : Le pays où j’ai fait mes études est fort accueillant.
2/ Les propositions relatives substantives
Elles remplacent un GN. Elles n’ont pas d’antécédent déterminé.
Ex : Qui aime bien, châtie bien.
IV – Les propositions subordonnées sans conjonction de subordination.
1/ Subordonnée infinitive
J’entends vrombir son moteur.
Ici, le sujet du verbe infinitif est bien « son moteur ». Le sujet du verbe est distinct de celui de la principale.
2/ Subordonnée participiale
Le temps passant, il se remit à venir nous voir → avec un p. présent.
Le professeur parti, ce fut un sacré chahut. → avec un p. passé.
3/ La proposition subordonnée interrogative partielle
Elle remplace un GN, et peut être sujet ou COD.
Je cherche qui a fait cela / Je me demande quel individu a commis ce crime. → Les pronoms qui ou que sont des pronoms interrogatifs.